"La Vague d'OVNIs" - Jean SIDER

Les Men in Black

6 janvier 2004

Didier de Plaige - Ici & Maintenant! 95.2, la Vague d’Ovnis, Didier de Plaige, Alex à la réalisation, et notre invité est Jean Sider – Il nous parle au moyen du téléphone puisqu’il est en Bretagne. Bonjour Jean Sider.

Jean Sider - Bonjour, Didier !

D. de Plaige – Alors c’est le tome deux, puisque lors de notre émission précédente, autour du livre "La vie vient d’une intelligence supérieure", aux éditions JMG, nous n’avions pas reçu à ce moment-là le tout nouveau, que vous venez de publier en novembre 2003, "Ovnis, dossier diabolique". Alors évidemment, je me suis penché, aussitôt reçu, sur ce livre, ce qui donne matière à cette nouvelle émission, qui sert de complément, et c’est fort intéressant sur plusieurs chapitres, sur plusieurs points.

Toujours les enlèvements, bien sûr, puisque le dossier est inépuisable ; et puis, ce que vous n’aviez que peu abordé dans "La vie vient d’une intelligence supérieure", ce sont les fameux MIB, les "Men in Black", et là il y a un fort dossier à l’intérieur de ce livre, dossier comme je n’en ai trouvé nulle part ailleurs, et ça donne le sentiment en vous lisant, Jean Sider, qu’on lit quinze bouquins en en lisant un seul, parce que vous disposez d’une documentation abondante et vous nous présentez les meilleurs cas, puisés dans des ouvrages souvent américains et souvent aussi qui n’ont pas été traduits. Alors on s’enrichit d’un seul coup en vous lisant d’un dossier assez conséquent – voilà – puisé aux bonnes sources.

Ce dossier "Men in Black", il est souvent amusant bien que très inquiétant.

J. Sider – Oui, c’est ce qui ressort un petit peu de toutes ces histoires que j’ai pu compiler. Effectivement, la plupart de ces récits viennent des États-Unis, quelques-uns viennent d’Angleterre, mais il y a eu quelques cas aussi dans d’autres pays, y compris chez nous. J’en connais au moins un, peut-être un deuxième – on en reparlera tout à l’heure.

Alors tout d’abord je tiens à rectifier un tir : le deuxième tome de "La vie vient d’une intelligence supérieure" est en gestation en ce moment, hein ; il ne sortira qu’en 2004 ou en 2005. Le livre avec mon dossier sur les "Men in Black" est un livre à part, que j’avais déjà commencé à rédiger il y a déjà plusieurs années, mais je m’étais arrêté, j’avais repris ensuite petit à petit, puis finalement j’ai décidé de le publier.

Alors en ce qui concerne le phénomène "Men in Black", ou Hommes en Noir en français, c’est un phénomène qui est né avec l’apparition… du moins la version moderne des Hommes en Noir est née avec l’apparition des soucoupes volantes en 1947, puisque le premier personnage à avoir rapporté une histoire de ce genre-là, c’est un témoin de l’affaire de Maury Island, qui a été, à la suite d’une observation qu’il avait faite, visité par un homme, qui est arrivé dans une voiture flambant neuve, noire, de type officiel. Il était lui-même costumé de noir ; il avait une allure assez inquiétante et il a invité le témoin dans une brasserie pour prendre un café ensemble. Et là il a pris la parole, il n’a fait que parler : il a raconté pratiquement toute la vie du témoin comme s’il la connaissait par cœur, et ensuite il lui a fait comprendre avec des menaces plus ou moins voilées qu’il avait intérêt à ne pas parler de son observation, sinon il lui arriverait des "bricoles".

Et le témoin, bon, il n'a pas tenu trop compte de ces avertissements, quand il a repris son travail, il a commencé à raconter à toutes ses collègues l’observation dont il avait été témoin et puis finalement, il a eu quelques petits pépins mais je pense que ces petits pépins, ce sont des coïncidences de la vie de tous les jours. Mais sinon, il n’a pas eu à pâtir des menaces de l’Homme en Noir. En général, d’ailleurs, les Hommes en Noir ne mettent pas leurs menaces à exécution, du moins on ne connaît pas de cas dans lesquels ils s’en sont pris à la vie du témoin. Il y a peut-être des cas mais on ne les connaît pas. Voilà.


D. de Plaige - Alors ils ont une apparence fantaisiste, des voitures démodées; à chaque fois qu’on a pu l’observer, les plaques étaient fausses. Et ils sont habillés à l’ancienne, complètement décalés… Vous en citez un cas, par exemple en Amérique, vêtu d’un costume noir, d’une cravate noire, chemise blanche, chaussures vernies et chapeau melon, ce qui est totalement incongru…

J. Sider – Voilà. C’est vrai, c’est le cas qui a été rapporté par un médecin, qui était d’ailleurs un ufologue, un excellent ufologue, et surtout c’était un médium aussi, hein, il avait des dispositions pour extérioriser différents phénomènes. Et cet homme s’est présenté à son domicile à la suite d’une enquête que ce médecin – qui s’appelle Herbert Hopkins, et qui n’a rien à voir avec Bud Hopkins, ça n’est pas du tout de la même famille – et il avait fait une enquête sur un abducté qui s’appelle David Stephens… un abducté canadien, qui lui-même d’ailleurs a été visité par un Homme en Noir également. Et à la suite de son enquête, ce personnage s’est présenté au domicile du Dr Hopkins, en l’absence comme par hasard de sa famille qui était partie au cinéma – sa femme et ses deux fils –, et il lui a fait un petit tour de prestidigitation, si j’ose dire, pour exercer sur lui une menace qui pouvait effectivement avoir les résultats escomptés. C'est-à-dire qu’il a fait sortir une pièce de la poche du Dr Hopkins, une pièce de 5 cents ou de 10 cents, je ne sais plus, et il lui a dit : "Mettez-là dans une de vos mains", et ensuite il a dit : "Regardez bien la pièce", et la pièce s’est transformée en fumée. Et il a dit ensuite au Dr Hopkins : "Si vous ne détruisez pas toutes vos dossiers sur les Ovnis, et en particulier ceux, tous les enregistrements que vous avez faits sur l’affaire Stephens, il va arriver à votre cœur ce qui est arrivé à la pièce. Voyez-vous ?" Et il a cité aussi en exemple, ça je ne l’ai pas mis dans mon bouquin, il a parlé de Barney Hill, le mari de Betty Hill, qui ont été…

D. de Plaige – …semble-t-il les premiers abductés, oui.

J. Sider – …les premiers abductés connus, les premiers enlevés dans une soucoupe volante, qui ont été connus en 1961. Et il a dit : "Vous savez, Barney Hill, il en savait trop, et il est mort comme ça parce qu’il en savait trop, il a trop parlé". En fait, quand le Dr Hopkins s’est renseigné auprès de l’épouse de Barney Hill, celle-ci lui a dit : "Non non, rassurez-vous, mon mari n’est pas mort d’un arrêt cardiaque, il est mort d’une crise d’apoplexie" (hémorragie cérabrale).

Donc voyez, il y a eu de la part de ce personnage une menace qui a été bien ficelée, puisque le Dr Hopkins a tellement été épouvanté que, tout de suite, il commencé par détruire tous ses dossiers. Vous voyez que par moment ils sont particulièrement convaincants.

D. de Plaige – Oui, en effet, donc on ne saura jamais ce que contenaient ces dossiers d’aussi important…

J. Sider – Non, voilà. On sait qu’il y a eu un cas, le fameux Stevens, mais on n’a pas toutes les retranscriptions des séances de régression hypnotique.

D. de Plaige – Alors voulez-vous nous raconter cet épisode d’une conférence qui se passe dans le Midi de la France : un conférencier a réuni un groupe d’amateurs éclairés, et à l’entracte...

J. Sider – Alors. Il s’agit d’un cas qui s’est déroulé en 1972, à Draguignan. C’était un samedi soir ; les organisateurs d’un petit groupe d’ufologues, dont Jean Chassaigne, qui est un ancien pilote civil, Jean Chassaigne et ses amis avaient organisé une conférence sur les Ovnis. La salle était pratiquement pleine, et mon correspondant qui m’a signalé cette affaire et qui a été témoin, qui a bavardé avec l’homme en noir, s’est trouvé au premier rang. Et le personnage en question est venu s’installer à côté de lui.

Ce personnage avait l’allure un petit peu d’un Indien des Indes, voyez, il avait un teint très hâlé, il avait une tenue qui semblait sortir de chez le faiseur, il était impeccablement habillé et il avait toujours un petit sourire sur les lèvres, et à l’entracte mon ami s’est dirigé vers la buvette. Et à peine était‑il arrivé qu’il voit venir se mettre à côté de lui le personnage qui était au premier rang avec lui. Et ils ont commencé à engager la conversation. Et le personnage lui a dit : "Vous savez, les Ovnis c’est pas ce que vous croyez, c’est pas du tout matériel, ce sont des phosphènes qui sont projetés sur les yeux des gens pour leur faire croire qu’effectivement ils sont matériels, mais en fait ils ne sont pas matériels". Et puis il a ajouté cette phrase-là : "Il y en a un dans votre secteur, là, qui cherche beaucoup trop, c’est dangereux pour lui. S’il continue, il va pas tarder à avoir des ennuis". Et le chercheur en question, c’était le Dr Hardy.

Le Dr Hardy qui travaillait comme ingénieur pour le gouvernement sur des projets secrets. Il avait fait savoir à ses amis, dont Jean Chassaigne et compagnie, qu’il avait découvert une faille dans le phénomène Ovni et qu’il comptait révéler ce qu’il avait découvert dans une huitaine de jours chez lui à Saravelle (?) où il résidait.

D. de Plaige – Oui. Révélations destinées à un petit groupe.

J. Sider – Voilà. Et malheureusement entre-temps il est mort. Et il est mort dans des circonstances quand même assez mystérieuses, bien que la version officielle a conclu à un suicide, mais enfin le Dr Hardy n’avait aucune raison apparemment de se suicider.

Enfin voilà, c’est comme ça.

Alors est-ce qu’il faut rapprocher la menace de l’Homme en Noir au fait que le Dr Hardy est mort dans des circonstances pas toujours très claires ? Enfin je ne sais pas s’il faut relier ça à cet événement.

D. de Plaige – Alors nous sommes à l’entracte de cette conférence, à la buvette, l’Homme en Noir refuse le soda qui lui est proposé, et l’échange se poursuit jusqu’au moment où, semblant faiblir en énergie, il se dirige vers la sortie.

J. Sider – Ah, c'est-à-dire je ne pense pas que ce soit une perte d’énergie. Mon ami, qui m’a envoyé son témoignage, n’en parle pas dans son courrier. Par contre, c’est à la fin de la séance, lorsque la conférence s’est terminée, le personnage est tout de suite sorti, de façon à sortir le premier, je crois. Et quand mon ami – qui est Robert David – l’a vu sortir, il s’est tout de suite précipité avec des jeunes qui étaient là, des jeunes de son groupe, pour dire : Il faut qu’on se trouve le bonhomme, vite, allons vite voir si on peut le faire parler encore. Et quand ils sont sortis, il n’y avait plus personne ! Alors qu’il n’y avait que quelques secondes qui s’étaient passées entre le moment où l’Homme en Noir est sorti et où Robert David et ses copains sont sortis pour essayer de lui poser encore quelques questions.

Et il a expliqué qu’à la sortie de la Maison de Culture, donc, de Draguignan le type ne pouvait pas disparaître comme ça dans une ruelle adjacente, ce n’était pas possible parce qu’il y a qu’une grande rue qui passe devant la Maison de la Culture, et on ne pouvait pas bifurquer dans une autre rue parce qu’il n’y en avait pas. Il fallait aller beaucoup plus loin. Et il pense, sans toutefois l’affirmer ouvertement, que le bonhomme s’est évaporé, eh bien, d’une manière qu’il ignore.

D. de Plaige – Hum hum. Cette perte d’énergie, j’ai dû l’emprunter à une autre histoire racontée dans votre livre…

J. Sider – Oui. C’est celle du Dr Herbert Hopkins.

D. de Plaige – Hum.

J. Sider – A un moment donné, quand l’Homme en Noir a fait son petit numéro, il s’est levé pour partir et puis il a dit au Dr Hopkins : Il faut que je m’en aille maintenant parce que je perds mon énergie. Ça, il l’a bien dit. Et quand il est sorti, il est sorti en titubant. Et pour descendre les quelques marches qui étaient devant le porche d’entrée de la maison du Dr Hopkins, il a descendu les marches une par une mais, vous savez, comme s’il avait du mal à se déplacer. Et ensuite le Dr Hopkins qui était resté sur le palier de sa porte l’a vu traverser l’espace libre qui était devant sa maison, toujours en titubant, il a traversé la route puis ensuite il a disparu. (5)

D. de Plaige – Alors ce n’est pas le seul cas de disparition…

J. Sider – Non, il y en a eu d’autres.

D. de Plaige – Bien sûr, vous citez le cas de cette femme, cette Américaine, qui après un entretien sur le pas de sa porte a congédié l’homme, ou l’homme est parti, puis saisie d’une inspiration elle a ouvert la porte pour l’interpeller, et il avait disparu.

J. Sider – C’est exact. C’est exact. Et ça me rappelle un cas qui est à peu près identique, mais pas avec un Homme en Noir, c’était avec un autre personnage, un personnage aussi qui appartient à la phénoménologie des paranormaux, qui s’était présenté chez une dame – je crois que c’était dans un pays nordique : la Suède ou la Finlande, je ne me souviens plus – il y avait une énorme couche de neige, et quand le bonhomme s’est présenté à la porte, bon, je sais plus très bien à quel propos… Ensuite il est parti, la dame a claqué la porte ; prise d’une inspiration, elle voulait lui poser une question… une dernière question, elle a ouvert sa porte : le bonhomme n’était plus là, et en plus de ça il y avait peut‑être quatre ou cinq traces de pas, puis ensuite ça s’arrêtait. Il n’y avait plus de traces de pas, comme si le type s’était dématérialisé sur place.

Alors qu’est‑ce qu’il faut croire ? Comment peut‑on considérer cette affaire ? C’est difficile. Bon, ça fait partie des phénomènes paranormaux…

Alors il y a un autre cas de disparition, que je cite je crois dans mon livre, peut-être un peu résumé d’ailleurs parce que je l’avais déjà cité dans un livre précédent, c’est l’affaire qui a été signalée au Dr Hynek, qui je crois est très connu dans les milieux ufologiques puisque c’est une grande figure de la recherche ufologique aux États-Unis et dans le monde. Le Dr Hynek avait appris par un policier qu’il était arrivé une étrange aventure à un automobiliste. Cet automobiliste avait fait une observation d’Ovni ; il a voulu téléphoner, je ne sais plus si c’est à la police ou à un journal, ou à sa famille, pour raconter ce qu’il avait vu. Il était sur une autoroute donc il a attendu de voir une cabine téléphonique sur le bord de la route pour s’arrêter pour tenter de téléphoner. A ce moment‑là, au moment où il allait rentrer dans la cabine téléphonique avec une pièce pour mettre dans le monnayeur, une voiture flambant neuve a surgi, un Homme en Noir a sauté de la voiture, a couru vers l’automobiliste, lui a arraché la pièce qu’il avait en main et est remonté dans sa voiture !

Alors ce manège‑là s’est déroulé trois fois, d’après le Dr Hynek, et la troisième fois le type en avait tellement marre, il était furieux, il décide de prendre en chasse la voiture. Il prend en chasse la voiture ; à un moment donné, donc, il se rapproche un peu de la voiture au point qu’il a pu noter le numéro de la plaque d’immatriculation, mais au moment où il s’en approchait vraiment de très près la voiture a décollé du sol, elle s’est élevée à peut‑être 20 m de hauteur puis ensuite elle s’est évaporée dans l’air comme… comme si elle s’était dématérialisée – même chose.

Voyez, c’est le genre d’histoire qui est très difficile à accepter, mais enfin quand vous en avez plusieurs qui vous tombent comme ça entre les mains, vous êtes obligé quand même de vous poser la question de savoir si vraiment il y a un réel phénomène qui se produit.

Je pense que c’est vrai, je pense que les gens sont sincères. Ceci étant dit, attention, ils peuvent avoir été victimes d’une histoire de réalité virtuelle dans l’esprit. C’est fort possible. Ce n’est pas forcément matérialisé. (6)

D. de Plaige – Oui, alors Jean Sider, il arrive aussi que l’Homme en Noir se dématérialise en face du témoin, en présence du témoin Vous en citez un cas… Oui…

J. Sider – Oui, il y en avait un cas, je crois. Il y a un cas, mais alors je ne l’ai plus en mémoire, hein, c’est… Je m’occupe de tellement de choses dans la journée ! Ha ! Ha ! Mais je sais que ce cas existe : il y a eu un Homme en Noir qui s’est évaporé devant le témoin.

Alors voyez, ça fait toujours partie du même cinéma qui est joué, quoi. Alors comme je vous l’ai dit tout à l’heure, ce n’est pas forcément un être matériel qui se dématérialise, c’est peut‑être une vision en esprit, je ne sais pas. Il doit y avoir les deux, aussi, hein, parce qu’il y a des cas où il y a des traces au sol, tout ça, donc on ne peut pas dire que ce soit une vision en esprit à partir du moment où y a des traces au sol, notamment dans les histoires d’atterrissages d’Ovnis. Mais bon, je pense quand même qu’il y en a beaucoup ; il y a beaucoup de cas où le phénomène doit être induit dans le cerveau du témoin par un artifice quelconque.

D. de Plaige – Vous citez aussi cette aventure qui se passe dans une galerie marchande, habituellement fréquentée, et un homme est interpellé par deux Hommes en Noir et à ce moment‑là le témoin s’aperçoit que, contrairement à l’habitude, les passants se raréfient, et il les voit à travers les vitres ailleurs dans les autres pièces mais là ils sont seuls…

J. Sider – Oui, c’est un cas canadien, effectivement, je me souviens. C’est un jeune homme qui voulait rentrer dans un grand magasin. Avant d’entrer dans le magasin, il y avait une espèce de pièce libre où se trouvaient des téléphones – il voulait téléphoner, il est donc rentré dans ce hall pour téléphoner et à ce moment‑là il a senti que quelque chose n’allait pas, parce qu’il voyait les gens dans le magasin, et puis dehors, dans l’allée principale qui donnait accès au magasin, il n’y avait personne. Et en plus de ça, il n’y a personne qui est rentré dans le magasin et personne n’en sortait, alors que normalement dans une grande surface il y a sans arrêt des allées et venues.

Alors ce jeune homme, il avait vu un Ovni quelques jours ou quelques heures plus tôt, et à un moment donné il a repéré deux hommes, deux MIB, qui avaient une allure mécanique – il a utilisé, je crois, le mot « robots » pour dépeindre ces deux personnages –, et… Oui ! il pleuvait, il pleuvait des cordes ; les deux bonhommes ont fait demi‑tour, ils sont partis à pied d’un air mécanique dans une zone pleine de boue, ils se sont arrêtés en plein milieu de cette zone pleine de boue et pfuit ! ils ont disparu. Devant les yeux du témoin.

D. de Plaige – Donc tout comme dans la neige, il n’y avait plus de traces dans la boue…

J. Sider – Alors là je… Il parle pas des traces de pas dans la boue. Le témoin n’a pas parlé de ça. Il faudra que je refouille encore dans mes archives pour trouver ce cas, hein !

D. de Plaige – Ouais ben, le lecteur fouillera dans votre livre, comme ça il pourra goûter les histoires…

J. Sider – Ouais. Ouais… Alors il y a une autre histoire aussi, que j’ai rapportée, c’est une histoire anglaise. Le témoin principal était un père de famille tout à fait ordinaire puisqu’il ne s’intéressait pas du tout aux Ovnis. Puis un jour il a pris une photo de sa fille, et en développant la photo il y a un étrange petit personnage qui est apparu, en partie caché par la tête de la fillette du témoin. Et c’est la police qui, en fait, a mis la presse au courant, parce que sinon, lui, voulait pas faire trop de tapage avec cette histoire.

Donc la photo a été publiée, il y a eu une enquête qui a été faite, etc. On a dit que c’était un trucage, que le témoin avait fait un petit montage pour faire croire que c’était une photo paranormale. En fait, je ne vois vraiment pas quel bénéfice il aurait pu en tirer, parce que cet homme-là il n’a eu que des ennuis. Parce qu’il a été visité par des tas de personnages, dont des gens qui étaient parfaitement farfelus, d’autres qui étaient des rationalistes qui lui ont dit : "Mais vous avez truqué votre photo", etc. Bref, la preuve du trucage n’a jamais été donnée.

Et quelques temps après, chose que connaissent peu de chercheurs d’ailleurs, cet homme a reçu la visite de deux Hommes en Noir, qui sont arrivés dans une voiture de type Jaguar, flambant neuve comme d’habitude, qui lui ont demandé : "Voulez-vous nous accompagner ?" Lui, pensait que c’étaient des agents fédéraux - enfin des agents du Ministère de l’Intérieur, il est donc monté dans la voiture des MIB, qui lui ont demandé de les mener à l’endroit où il avait pris cette fameuse photo.

Il les a donc guidés et, arrivés sur place, alors il s’est passé une chose ahurissante, c’est que les hommes… enfin, l’un des deux Hommes en Noir lui a posé des questions apparemment absurdes. Il lui a dit : Quel temps faisait‑il ce jour‑là ? Est‑ce qu’on entendait les oiseaux chanter ? Est‑ce qu’on entendait les bruits de la circulation sur la route qui passe un peu plus loin ? Etc.

Et le type a répondu à ces questions du mieux qu’il a pu, et les autres insistaient, plusieurs fois ils ont répété leurs questions, le témoin répétait toujours les mêmes réponses, puis finalement les deux Hommes en Noir l’ont laissé tomber, ils ont repris leur voiture sans emmener le témoin, qui a dû rentrer chez lui à pied ! Et comme il y avait pas mal de kilomètres, ha ! ha ! ça l’a obligé à faire une petite marche à pied forcée.

Alors ce cas‑là m’en rappelle un autre qui a été divulgué par Jacques Vallée et Hynek dans un livre qu’ils ont publié ensemble – je crois que c’est "Les mystères de la réalité", enfin je ne me souviens plus très bien du titre… Mais Jacques Vallée avait appris une histoire du même genre. Ça s’est passé aux États-Unis. Il y avait quatre amis qui avaient décidé d’aller à la chassevii ; ils sont allés à la chasse, la nuit n’était pas tout à fait tombée, il était peut‑être cinq heures du soir, cinq ou six heures du soir, tard en automne, et à un moment donné dans une clairière qu’est‑ce qu’ils voient ? Un Objet Volant Non Identifié – une soucoupe, pour parler plus simplement – avec trois personnages qui semblent s’activer à côté de la soucoupe. Et pour une raison inconnue l’un des quatre hommes tire en direction des personnages. L’un de ces personnages près de la soucoupe tombe, les deux autres se précipitent et le soutiennent pour le ramener dans la soucoupe. Alors du coup les quatre hommes ont été pris de panique, ils ont réalisé qu’ils avaient fait une grosse bourde : ils sont rentrés chez eux précipitamment et ils se sont juré les uns les autres de ne pas révéler cette histoire à qui que ce soit. Parce qu’ils avaient peur, ils pensaient que peut‑être c’était un objet disons appartenant à la technologie de l’US Air Force, qui était un programme secret qui était peut‑être en train d’être testé. Donc ils se sont dit : Si jamais on a tué quelqu'un ou blessé grièvement quelqu'un, on risque d’avoir des ennuis. Donc tout le monde rentre chez soi, motus et bouche cousue.

Le bonhomme qui avait tiré, le lendemain repart à son travail – qui était distant, encore, de plusieurs kilomètres – il travaillait dans une grande administration. A peine entré dans son bureau, son chef le convoque, il lui dit : Venez tout de suite, il y a des gens qui sont dans mon bureau qui veulent vous parler.

Il se rend dans le bureau de son chef et il voit assis sur des chaises à côté du bureau de son chef deux hommes habillés en noir. Il pense qu’il s’agit des agents fédéraux, mais lui il ne comprend pas parce qu’il se dit : Mais alors, personne n’a parlé, c’est pas possible, on avait juré de pas parler. Et les bonhommes lui disent tout simplement : Pouvez‑vous nous emmener chez vous ? Alors le bonhomme est tout surpris, il s’attendait à ce qu’on l’accuse d’assassinat ou… hou ! hou ! hou ! de blessure grave, il dit : Bon, ben d’accord, on va à la maison...

Et les bonhommes l’emmènent dans leur voiture. Ils arrivent au domicile du témoin – la première chose que demande l’un des deux Hommes en Noir : "Montrez-nous les chaussures que vous portiez hier soir quand vous étiez à la chasse".

Alors le bonhomme il se dit : il n’y a pas de raison que… Oui, je vais vous montrer mes chaussures. Les voilà, c’est des bottes spéciales de chasse… Bon, ben… Et l’Homme en Noir commence à examiner de très près, sous toutes les coutures, la paire de chaussures. Puis au bout d’un moment il paraît satisfait, il rend la paire de chaussures et il s’en va, et les deux hommes repartent en laissant le type chez lui, le témoin chez lui, au lieu de le ramener à son boulot !

Voilà, c’est une histoire qui a été rapportée également par Jacques Vallée à Hynek, donc je pense qu’on peut lui accorder quand même une dose de crédit.

D. de Plaige – Hum hum. On va marquer une pause musicale, Jean Sider…

J. Sider – Entendu.

D. de Plaige – Hein, on se retrouve dans un court instant.

(Pause)

Radio Ici & Maintenant!, La Vague d’Ovnis. Nous sommes en compagnie de Jean Sider qui, après de nombreux livres, et celui en particulier que nous avions analysé-développé il y a quelques semaines, La vie vient d’une intelligence supérieure, a publié Ovnis, dossier diabolique. Et il contient donc plusieurs chapitres, il aborde plusieurs domaines, et nous avons choisi en particulier, dans le cours de cette émission, d’aborder le dossier des MIB (M-I-B, les Men in Black, autrement dit les Hommes en Noir).

Jean Sider, on vient d’évoquer plusieurs cas. Si je vous demande quel est le cas le plus signifiant qui vous ferait plaisir de raconter, quel serait-il ?

J. Sider – Eh bien, contrairement à ce que les auditeurs pourraient penser, ce n’est pas un cas américain, c’est un cas anglais, qui a fait l’objet d’une enquête par la chercheuse Jenny (Jennifer) Randles qui est une enquêtrice très très prolifique également en bouquins, en Angleterre.

L’histoire commence ainsi : un soir vers 11 heures, la nuit donc était tombée – je ne me souviens plus de l’année, mais c’était… c’est dans les années 80 – un convoi de quatre voitures se dirige donc vers une ville, et en passant devant un grand terrain, un grand espace libre, les automobilistes aperçoivent une grosse boule lumineuse. Bon, les deux premières voitures ne s’arrêtent pas, par contre la troisième s’arrête, et puis la quatrième qui était une voiture de policiers ne s’arrête pas non plus. Donc on a une seule voiture qui s’arrête, qui est occupée par un couple, le mari et l’épouse. Ils descendent, la femme veut aller sur place voir de plus près, et puis le mari, quand même, réussit à la convaincre de ne pas y aller, ne pas s’approcher du phénomène parce qu’il pense qu’il s’agit probablement d’un terrain de manoeuvres militaire et il suppose qu’il y a des manoeuvres militaires qui sont en train de se dérouler. Et à un moment donné dans la boule s’ouvre une sorte de porte en forme de T. A ce moment-là, les témoins sont quand même interloqués et même saisis d’une peur bien compréhensible, au point qu’ils décident tout de suite de rentrer sans attendre. Et ils rentrent.

Ensuite le lendemain il y a une femme policier qui vient sonner à leur porte et qui vient leur demander s’ils ont quelque chose à dire en ce qui concerne leur observation faite. Alors ils pensent que la voiture de police qui suivait la leur a dû faire un rapport également et puis signaler le numéro d’immatriculation de leur voiture de façon à ce qu’on puisse les retrouver.

Et ils disent : Ben non, y a rien d’extraordinaire. Non non, quelque chose.. Alors la bonne femme leur dit : "Ben ce que vous avez vu, vous savez, c’est pas… un ovni, hein, non non. C’est une tente".

Ah !... Ha ! Ha ! Le couple en reste baba. Une tente ? Ben, c’est parfaitement scandaleux ! C’était pas une tente, c’était quelque chose... on ne sait pas trop, mais c’était probablement un vaisseau aérien, mais lequel, ça on ne sait pas.

Bon, la femme s’en va, et comme l’affaire s’était ébruitée dans les journaux du fait que la police avait mis la presse au courant, voilà que le téléphone commence à sonner chez les témoins, toutes sortes de quémandeurs, des chercheurs, des parapsychologues, etc. Tout le monde s’y met pour essayer de soutirer d’eux un témoignage de première main, etc. Bref, voilà que les ennuis commencent et, pour avoir la paix, ils décident de faire une conférence dans leur pavillon, et il y a un policier qui dit : Bon, ben d’accord, moi je viendrai vous donner un petit coup de main.

Alors le policier prévient la presse locale – c’était dans une petite ville du sud de l’Angleterre –, donc un après‑midi plusieurs personnes se retrouvent comme ça dans le salon d’attente, en attendant le début de la conférence. Tout à coup arrive une voiture, toujours flambant neuve, comme d’habitude, avec deux Hommes en Noir, dont l’un est manchot (8). Et les deux hommes se précipitent donc à l’intérieur du pavillon, et demandent à parler au témoin ; le témoin les reçoit – les témoins les reçoivent, et l’un des deux hommes dit au couple : Écoutez, vous ne devez pas parler de votre observation. Voilà. – Oui, mais j’ai convoqué la presse, dit le témoin, regardez, ils sont ici, ils sont dans le salon. Ne vous en faites pas, je m’occupe d’eux.

L’Homme en Noir sort de la pièce, va dans le salon d’attente et se débarrasse on ne sait trop comment des journalistes qui étaient là. Et tout le monde s’en va en grommelant un peu, mais enfin bon, tout le monde s’en va.

Et voilà que l’Homme en Noir revient vers les témoins et leur renouvelle certaines menaces, plus ou moins voilées : Il faut pas parler de ça, etc.

(Pause)

Il y a l’histoire, cette fois c’est une histoire américaine qui est arrivée à un ufologue – parce qu’il y a eu quand même plusieurs ufologues qui ont eu le privilège, si j’ose dire, d’être confrontés à des Hommes en Noir, ou un Homme en Noir, parce que quelquefois ils sont seuls, quelquefois ils sont deux, quelquefois ils sont trois. Il y a par exemple Albert Keith Bender en 53, y a le Dr Olavo Fontesix, le Brésilien, en 57 ou 58 ; John Keelx en 66 a prétendu qu’il avait vu plusieurs Hommes en Noir mais enfin avec John Keel il faut se méfier parce que John Keel a le tort souvent de raconter des histoires qui sont pratiquement invérifiables. Il ne cite pas toujours ses sources…

Il y a eu donc Robert David en France en 72 à Draguignan. Il y a eu le Dr Herbert Hopkins en 76, et puis il y a eu l’enquêteur américain – en fait ce n’est pas un enquêteur, c’est plutôt un analyste, c’est Peter Roskhevitch. Alors quand Peter Roskhevitch a fait connaître son observation, il n’a pas dit que c’était lui, il a utilisé un certain… un nom d’emprunt, comme si c’était un autre personnage que lui qui avait fait cette observation. Il se faisait appeler Monsieur Elliot mais, en fait, moi j’ai su par la suite que c’était Peter Roskhevitch lui‑même qui avait fait l’observation. Alors ça c’est passé, tenez‑vous bien, dans une bibliothèque où Peter Roskhevitch faisait des recherches (parce que je crois qu’il est spécialisé dans le folklore, la musicologie, des choses comme ça). Il faisait donc des recherches dans les bouquins dans cette bibliothèque, et à un moment donné il a vu arriver un bonhomme, habillé tout en noir, qui s’est installé en face de lui.

Au bout d’un petit moment l’Homme en Noir lui a dit : Alors vous vous intéressez aux soucoupes volantes ? Et Peter Roskhevitch le regarde, surpris et il lui dit : Vous savez, les soucoupes volantes, c’est le cadet de mes soucis, hein, moi j’ai autre chose à faire. – Comment ! s’écrie l’Homme en Noir, c’est le cadet de vos soucis ! Vous vous rendez compte, c’est le plus grand problème de tous les temps !

Alors l’autre était tellement estomaqué, alors qu’il ne travaillait pas sur les soucoupes volantes à ce moment‑là, il était à la bibliothèque pour faire autre chose que de se renseigner sur les soucoupes volantes… Bref, il est quand même surpris, décontenancé même de voir que ce bonhomme savait qu’il s’intéressait aux soucoupes volantes.

Alors le type a élevé tellement la voix… alors vous savez qu’en général dans les bibliothèques quand on élève la voix, c’est mal vu, hein. Et Peter Roskhevitch s’est tourné vers les employés, il y avait deux employés, en principe, qui étaient dans la salle : ils n’étaient plus là – il n’y avait plus personne, ils étaient tous les deux seuls, alors que lorsque Roskhevitch était venu s’installer il y avait d’autres personnes qui étaient là, qui compulsaient des ouvrages. Et là, tout à coup, ils n’étaient plus que tous les deux : lui et l’Homme en Noir !

Voilà, l’histoire s’arrête là, parce que Peter Roskhevitch n’a jamais dit ce qui s’était passé par la suite. Il s’en est tenu à la version que je vous ai servie.

D. de Plaige – Oui, mais ça se rapproche de l’événement cité précédemment, du magasin, où la rencontre semble se situer dans un contexte spatio‑temporel autre, sans témoins.

J. Sider – C’est exact, oui. C’est exact. Il y a des modifications dans l’environnement des Hommes en Noir. Les bruits de la nature ne sont plus perçus… Il y a toujours quelques petits changements : la circulation ne se fait plus, etc.

Alors il y a quelque chose aussi qui est important à dire, c’est que les Hommes en Noir ont toujours – presque toujours, pour ne pas dire toujours – un défaut : soit un défaut physique, soit un défaut vestimentaire. Par exemple, bon là tout à l’heure je vous ai parlé du MIB manchot qui était là ; dans un cas, je crois que c’est le cas qui est arrivé aussi au fils du Dr Herbert Hopkins, qui a été visité quelques temps après son père par un Homme en Noir qui avait un bras plus long que l’autre. Voyez ?

Ou il y a un cas canadien aussi, je pense l’avoir résumé brièvement dans mon bouquin, où il y a un Homme en Noir qui avait une allure mécanique, et en plus de ça il avait des chaussures à talons hauts, des énormes talons hauts ! C’était vraiment étonnant, complètement incongru et aberrant.

D. de Plaige – Vous citez également, à propos des pieds, un cas d’Homme en Noir avec un pied à 90°…

J. Sider – Oui.

D. de Plaige – Ce qui n’est pas évident pour marcher.

J. Sider – Ce n’est pas évident pour marcher ! Et il y en a d’autres qui se déplacent de façon curieuse. Alors comme des robots, c'est-à-dire de façon mécanique, mais aussi quelquefois ils paraissent glisser ou rouler parce qu’on ne voit pas les mouvements des jambes. C’est assez curieux, ça. Ça je ne l’ai trouvé qu’une seule fois, ce cas, un cas comme ça.

D. de Plaige – Ils pratiquent le moonwalker avant l’heure, semblant glisser tout en marchant.

J. Sider – Ouais. Et on a vu des cas comme ça d’entités qui sortaient d’un Ovni dans la Vague de 54, que j’ai étudiée à fond, des entités qui avançaient en glissant aussi, qui semblaient comme patiner, si j’ose dire. On ne voyait pas les mouvements des jambes. Il y en a eu, je crois, un ou deux seulement. Ce qui montre bien que tous ces phénomènes de MIB sont bien à relier aux phénomènes paranormaux en général, puis aux Ovnis en particulier. Bon, pour les Ovnis, c’est assez évident puisqu’à chaque fois le contexte concerne des témoins qui ont vu un Ovni ou des enquêteurs qui s’intéressent aux Ovnis. Mais sinon il n’y a pas d’autres contextes que ceux là – en ce qui concerne les Hommes en Noir.

D. de Plaige – Alors, Jean Sider, il semble que les Hommes en Noir débarquent chez vous à peine avez‑vous été témoin de quelque chose, avez‑vous pris une photo quelque part, ils sont déjà là.

J. Sider – Oui. Ils sont souvent là. Pas toujours, hein, c’est pas toujours le cas mais il y a eu des cas où effectivement ils se sont présentés au témoin avant que celui‑ci n’avertisse la police ou une autorité quelconque. Et parfois – ça a été confirmé d’ailleurs par des enquêtes qui ont été faites par l’US Air Force – ils se sont présentés aussi avec des uniformes de l’US Air Force, hein. Dans d’autres cas, ils étaient habillés en civil, les vêtements noirs, mais ils ont montré rapidement une carte de la National Security Agency ou peut‑être de la CIA, je ne sais plus, et donc ils se sont fait passer pour des agents fédéraux. Et il y a eu des enquêtes qui ont été faites pour déterminer si vraiment ces gens‑là étaient des enquêteurs fédéraux, mais il s’avère qu’en fait ils n’étaient pas du tout qualifiés pour appartenir à ce genre de catégorie.

D. de Plaige – Ce qui a même poussé l’US Air Force, de la bouche de ses porte‑paroles, à publier, à faire des conférences de démentis.

J. Sider – Exact. Exact… J’ai publié la traduction du communiqué de presse qui a été délivré par le Pentagone à l’époque, hein, c’était je ne sais plus, dans les années 60, je crois, et effectivement dans lequel l’officier qui a rédigé ce rapport reconnaît qu’il y a eu des cas où des personnages type Hommes en Noir ou alors revêtus d’uniformes de l’US Air Force se sont présentés chez des témoins d’Ovnis, soit pour leur soutirer des documents, comme des photos qu’ils avaient faites – comme par exemple il y a eu un témoin, je ne sais plus très bien son nom, qui était connu pour avoir pris une photo qui a fait le tour du monde à l’époque, c’était dans les années 50 ou 60, et il s’est fait remettre les négatifs. Je ne me souviens plus de quel témoin c’était. Mais c’est une photo qui a fait le tour du monde, qui a été publiée dans de nombreux ouvrages.

Je pense que c’est surtout les photos qui les intéressaient – ou qui paraissaient les intéresser, parce qu’on ne voit vraiment pas ce qu’une photo peut constituer comme danger pour ces gens‑là, c’est… On en a fait des milliers, de photos d’Ovnis, hein. Même – bon – si dans le lot il y a toujours un gros pourcentage de trucages, bien sûr, il y a toujours des plaisantins qui s’amusent à faire des truquages. Mais il y a des cas authentiques, et je ne vois vraiment pas ce qu’ils peuvent tirer comme profit en essayant de soustraire des documents, d’autant que les documents avaient déjà été publiés, hein.

Ce sont des situations qui finalement sont absurdes, ridicules et même grotesques. Je crois que c’est voulu, ça. C’est voulu parce que je pense que le phénomène, comme disait d’ailleurs Jacques Vallée en son temps, du temps où il publiait pas mal de livres sur les Ovnis, il disait : le phénomène renie sa propre existence parce qu’il introduit dans ses manifestations des éléments qui vont conforter celui qui croit aux Ovnis, puis en même temps il introduit d’autres éléments qui vont faire ricaner les rationalistes.

D. de Plaige – Alors parfois les interrogatoires sont extrêmement pénibles. Ils se nomment de noms curieux, comme « commandeur », ou simplement par des numéros…

J. Sider – Voilà. En Angleterre, oui.

D. de Plaige – Et les témoins, chaque fois, rapportent que l’entretien s’est mal déroulé.

J. Sider – Oui, alors là il y a une indication très forte montrant que les témoins, lorsqu’ils ont affaire aux Hommes en Noir, sont privés de leur volonté. Par exemple, dans les cas anglais que vous avez cités, dans un de ces cas les témoins ont accepté de recevoir les deux Hommes en Noir alors qu’ils s’étaient mis d’accord tous les deux pour ne plus recevoir qui que ce soit – ils en avait marre des‑de tous les quémandeurs qui leur téléphonaient ou qui venaient sonner à leur porte.

Donc ils ont été privés de leur volonté et les Hommes en Noir se sont comportés de façon un peu agressive dans leur langage, et ça, ça a fortement déplu aux témoins, mais ils ont été dans l’incapacité d’émettre des protestations, comme ils auraient pu le faire en temps normal. Voyez ? On dirait que le phénomène Homme en Noir influe sur le cerveau des témoins pour les empêcher de prendre des initiatives visant soit à écourter la conversation, soit à poser des questions comme ils l’auraient voulu. C’est souvent ça : ils veulent poser des questions, même dans les rencontres rapprochées du IIIe ou du IVe type, les témoins veulent poser des questions, mais ils sont empêchés par quelque chose qui ne permet pas, justement de prendre cette initiative. Comme si leur mémoire était, disons, bloquée.

D. de Plaige – Alors le sujet des Hommes en Noir a inspiré les scénaristes de BD, a inspiré Hollywood.

J. Sider – Oui. Ça c’est classique dans le cinéma, notamment dans le cinéma américain. Ils exploitent tous les filons possibles, y compris – alors là ça devient de plus en plus à la mode d’ailleurs en ce moment – il sort régulièrement plein de films sur les phénomènes paranormaux, hein. Entre les films sur les exorcismes, les...

D. de Plaige – Poltergeists

J. Sider – Il y a les Hommes en Noir, y a eu deux films sur les Hommes en Noir, il y a la série qui passe toujours en ce moment, là, Disparitions…

D. de Plaige – Hum. Taken…

J. Sider – …de Steven Spielberg. Il y a eu des films sur les enlèvements, etc. Et je pense que c’est une source de profit pour les films‑makers américains. Ils trouvent que ça plaît à une certaine clientèle, on vient voir ces films, les salles sont remplies et ça rapporte gros. Ha ! Ha ! Ha !

Malheureusement, c’est rarement fidèle aux événements tels qu’ils ont été rapportés par les témoins. C’est toujours aménagé avec des histoires mirobolantes et puis des… qui n’ont rien à voir avec les véritables observations soit d’Ovnis, soit d’autres phénomènes paranormaux. Ils romancent beaucoup trop.

D. de Plaige – Ouais. Comme si la réalité en soi n’était pas déjà assez fantastique.

J. Sider – Oui, elle est déjà très fantastique, la réalité, donc.. Même par moment, par exemple, comme dans les deux films des "Men in Black" qui sont sortis en France, franchement c’est... Bon, évidemment, c’est amusant, c'est distrayant, mais c’est ridicule finalement. Quand on compare l’histoire qui est rapportée par ces films avec la réalité ou disons, une certaine réalité, eh bien, on s’aperçoit quand même qu’ils exagèrent beaucoup, les cinéastes américains.

D. de Plaige – Ça peut faire partie d’une campagne de désinformation…

J. Sider – On peut aussi penser ça, c’est… Ah oui, c’est pas du tout impossible puisque déjà la commission Robertson en 53 avait recommandé qu’on utilise toutes sortes de médias pour discréditer le phénomène Ovni. Donc je pense que ça continue.

Il y a eu ensuite la Commission Colorado du Dr Condon qui a émis la même suggestion : qu’il fallait absolument faire barrage à toutes ces histoires en les banalisant du mieux qu’on peut. D’ailleurs, je crois que j’ai passé dans la revue de Roch Saüquere, Top Secret, qui est vendue en kiosque, un article pour expliquer pourquoi le gouvernement américain, puis les autres gouvernements, bien entendu, qui suivent la politique américaine dans ce domaine‑là, ont mis une chape de plomb et de censure sur tout ce qui concerne les phénomènes Ovnis. J’ai apporté pas mal d’éléments et je pense que cet article, quand même, a dû être apprécié des lecteurs…

Alors dans le prochain, il y aura un article sur la peur des gouvernements – peur qui est prouvée officiellement, hein, parce que j’ai eu accès à des documents qui démontrent de façon absolument officielle que les gens du pouvoir – notamment aux États-Unis, bien sûr – ont une trouille monstre de ces phénomènes. Ils les redoutent particulièrement. Pour différentes raisons mais chacun a une bonne raison de les redouter. Y compris les scientifiques, hein ! Pas forcément les politiques – les scientifiques aussi ont peur.


D. de Plaige – Bien, Jean Sider, après une courte pause musicale, on va tenter d’aborder les explications. On se retrouve tout de suite.

J. Sider – Entendu !

(Pause)

D. de Plaige – Ici & Maintenant!, La Vague d’Ovnis, avec Jean Sider, et il s’agit pour l’instant de Men in Black, les Hommes en Noir. Les auditeurs trouveront dans l’autre volet d’entretien avec Jean Sider beaucoup d'autres facettes du phénomène Ovni – les abductions, etc. –, là c’est le sujet, donc, les Men in Black, les Hommes en Noir plus particulièrement, mais fatalement ça nous amène – ça nous ramène, si l’on peut dire, aux enlèvements, autrement dit abductions, du fait d’être enlevé, et les explications que Jean Sider tente d’y apporter, à ce phénomène. Donc on ne peut pas isoler non plus les Men in Black des enlèvements et de l’explication générale de ce que vous avez surnommé dans cette autre émission la « théorie unifiante », si l’on peut dire, proposée par Jean Sider qui tend à nous montrer que tout cela n’est que manipulation due à des êtres fluidiques, à des entités. Et on arrive au point précis « entités malveillantes », et c’est pourquoi Jean Sider a titré ce nouveau livre paru en novembre 2003 : "Ovnis, dossier diabolique".

Alors, Jean Sider, nous retrouvons, Jean Sider, les enlèvements, les Hommes en Noir, de même que, vous le dites, tous les phénomènes parapsychologiques, communication avec les défunts, poltergeists, etc., auraient une explication commune, simple, à savoir la manipulation par des êtres d’une intelligence supérieure.

J. Sider – Oui, c’est… disons, c’est l’hypothèse que j’ai développée dans mes différents ouvrages, après avoir longtemps été un assidu de la soucoupe « écrous et boulons ». Et il est de fait que ces phénomènes sont beaucoup plus mentaux que physiques. Je ne dis pas qu’il n’y a que du mental, il y a aussi peut‑être dans certains cas des matérialisations, parce qu’il semble que ces entités – c’est même prouvé puisqu’on en a eu déjà des preuves à plusieurs reprises – que ces entités puissent se matérialiser dans notre espace‑temps, sous des formes qui leur complaisent, hein, aussi bien en forme humaine comme en forme de monstre ou tout ce qu’ils veulent, quel que soit l’aspect sous lequel ils veulent paraître ils peuvent le faire, parce qu’ils ont apparemment des capacités sur les particules de la matière, et je pense que, à ce niveau‑là, la nature des entités est beaucoup plus fluidique que de chair et de sang comme nous.

Alors en ce qui concerne les Men in Black et les enlèvements, à ma connaissance – mais je peux me tromper –, à ma connaissance il n’y a pas de rapport direct entre enlèvements et Men in Black. Il y a des cas d’abductés qui ont affaire à des Hommes en Noir, mais bien après leur enlèvement. Par contre lorsqu’ils sont enlevés – ou qu’ils croient être enlevés –, ces témoins ont eu souvent affaire à des… disons, des entités, des êtres différents, et il y a pratiquement autant de types de ravisseurs que de témoins, si on excepte les Petits Gris classiques qui font 1,20 m. Sinon dans d’autres cas où on a vu des êtres, des êtres de grandeur normale, comme nous, même plus grands que nous ou… C’est très diversifié – il y a même carrément des monstres.

Alors les Men in Black, pour revenir sur ce sujet sur lequel on parle aujourd’hui, il y a une connotation quand même qui est religieuse dans cette affaire, parce que les Men in Black représentent la résurgence du Diable (11) et des démons. Autrefois, du temps de l’Inquisition, puisque c’est du temps de l’Inquisition qu’on a mis à jour ce type d’entité, avec les procès de sorcellerie, les témoins qui étaient interrogés, quelquefois sous la torture, etc.

D. de Plaige – Hum…

J. Sider – Il y a eu des cas donc de sorciers ou de sorcières, ou du moins des gens… qu’on appelait sorciers et sorcières, mais bon c’étaient des gens qui souvent étaient des rebouteux, des rebouteuses, des gens qui jetaient des sorts ou qui escroquaient peut‑être autrui en leur faisant croire des choses qui n’existaient pas. Mais ces gens‑là ont eu affaire à des Hommes en Noir. Pas toujours mais c’est souvent ; souvent le terme « homme en noir » apparaît dans la littérature spécialisée sur les procès de sorcellerie, les transports au sabbat. Donc je pense qu’il y a une coloration religieuse et… diabolique, si j’ose dire, par le fait que les Hommes en Noir laissent dans la perception des témoins une petite idée de la présence du Diable, surtout si les personnes – et je pense que la plupart des gens qui ont vu les Hommes en Noir, à mon avis c’étaient des gens qui étaient très proches des religions, des gens croyants voire pratiquants. Par exemple, le Dr Herbert Hopkins était un assidu de l’Église Baptiste ou je ne sais plus bien, il allait au Temple ou à l’église très souvent, avec sa famille. Donc c’était quelqu'un de croyant, et je pense que la plupart des gens qui voient les Hommes en Noir ont un psychisme qui prédispose les entités à s’extérioriser sous cette forme.

D. de Plaige – Il y a un parallèle avec les vampires. La couleur noire ayant la faculté d’absorption de la lumière et la non restitution…

J. Sider – Voilà.

D. de Plaige – Alors que le blanc reflète, le noir absorbe.

J. Sider – Oui, il y a ça, et puis il y a le fait que le noir (en occident), c’est la couleur de la mort. Et la mort - qui dit mort dit Diable aussi, parce que le Diable est toujours là et on a souvent attribué au Diable des morts d’individus, sans pouvoir apporter de preuve, bien entendu, parce qu’en général les individus qui avaient perdu la vie dans des circonstances tout à fait naturelles, soit maladie soit accident, même s’ils sont morts peu de temps après avoir été visités par soit une entité diabolique, soit un Homme en Noir, soit un autre personnage du paranormal, ils ont perdu la vie dans des circonstances naturelles. Donc on ne peut pas accuser vraiment le phénomène d’avoir tué des gens, mais il y a des chercheurs qui sont convaincus que les entités, parfois, se livrent, disons, à des faits répréhensibles, même à des homicides. Mais personne n’a jamais pu prouver une telle chose.

D. de Plaige – Les homicides, c’est ce qu’on retrouve symétriquement dans les enlèvements au sabbat, les sacrifices…

J. Sider – Alors là, les enlèvements au sabbat, disons que, oui, il y a eu beaucoup de morts, mais en fait c’était surtout les Inquisiteurs qui les envoyaient au bûcher ! Ou à la potence. Mais effectivement le phénomène n’a rien fait pour empêcher ces gens de mourir dans des circonstances particulièrement horribles, et plusieurs fois il y a des sorcières qui ont dit : Mais pourquoi vous nous faites mourir comme ça. – Mais, ils disent : "C’est pas nous ! Ce sont les Inquisiteurs". Vous comprenez.. Ha ! Ha ! Ha ! Ha !

Mais en fait, en réalité, tout ces gens qui ont été envoyés au bûcher ou à la potence, de façon indirecte ce sont quand même les entités qui les ont envoyés à leur triste fin, hein.

D. de Plaige – Alors dans vos recherches, Jean Sider, la piste vous mène, si l’on peut dire, à donc la présence parmi nous, au-dessus de nos têtes, dans notre environnement, au-dessus de la planète et à l’intérieur même de notre vie quotidienne, permanente depuis des millénaires, d’entités dites fluidiques, agissantes par le pouvoir de se matérialiser-dématérialiser…

J. Sider – Oui. C’est l’hypothèse que je défends, mais comme je dis à mes lecteurs, pardon, je peux me tromper, hein, je ne suis pas… je n’ai pas la réponse définitive à ce mystère. Je doute d’ailleurs qu’un jour on puisse la trouver mais enfin, étant donné que je m’intéresse au sujet, je me suis permis quand même d’émettre mes opinions, même si certains de mes lecteurs ne les partagent pas. Mais enfin, ça c’est une question d’univers conceptuels, hein. Chacun a sa façon d’entrevoir la réponse à cette énigme. Moi, j’en ai une, mais je reconnais que je peux me tromper et qu’il y a d’autres solutions. Ça peut très bien être des extraterrestres qui sont en chair et en os et puis qui ont des facultés, qui disposent d’une technologie tellement supérieure à la nôtre qu’ils nous font croire à des tas de choses, qu’ils peuvent très bien... Moi je pense qu’on n’aura jamais la réponse (13) à la question.

D. de Plaige – En tout cas, il y a, de manière permanente, le phénomène de tromperie, et de non-sens.

J. Sider – Alors là, oui. Et ça, c’est… ça m’a beaucoup frappé, parce que si ce phénomène passe son temps à nous tromper, ça suppose de mauvaises intentions. C’est pour ça que je pense que le phénomène est un phénomène qui tire de nous un profit, et j’ai pensé qu’il pouvait s’agit d’entités parasitaires qui exploiteraient les humains à un certain niveau – et j’ai pensé qu’il pouvait peut‑être s’agir des émotions, les émotions les plus fortes.

C’est une supposition hein, attention.

D. de Plaige – Hum hum…

J. Sider – Je n’ai pas la prétention d’avoir des éléments probants qui démontrent le bien fondé de cette hypothèse, hein. C’est simplement des éléments qui, quand on les met bout à bout, me font penser à ça. Ceci étant dit, ça peut être autre chose.

D. de Plaige – Oui, on va y revenir, sur les émotions… Mais dans un premier temps vous dites que les êtres fluidiques ont la capacité d’agir sur la matière au niveau de ses particules élémentaires. Autrement dit, les assembler, les désassembler.. dans un ordre choisi.

J. Sider – Oui. Oui, parce qu’il y a quand même plusieurs exemples qui illustrent ce propos. C’est par exemple les enquêtes qui ont été faites à la fin du XIXe siècle par un scientifique anglais, qui était un physicien de grande renommée – William Crookes pour le citer –, qui a participé pendant trois années, je crois, de 1870 à 1873, à différentes expériences avec des médiums.

A l’époque, c’était la grande mode en Angleterre, puis même en France aussi, hein, et dans d’autres pays d’Europe : c’était la mode des fameuses tables tournantes. On faisait venir un médium, et puis on essayait d’engager des conversations avec l’esprit… avec les esprits, soit les esprits des défunts, soit les esprits supérieurs du « plan astral », comme disent les spécialistes.

Il est arrivé que le physicien William Crookes ait pu constater la matérialité d’une entité qui s’était formée devant ses yeux, et devant d’autres spectateurs. Il a pu contrôler que cette entité avait un cœur qui battait, qu’elle avait un pouls – qui battait également ; il a pu peser l’entité et la mesurer – et mesurer sa taille. Alors ce qui est curieux, c’est que chaque fois… alors c’était toujours la même entité, une dénommée Katie King qui se matérialisait dans un cercle de spirites, donc Anglais, à cette époque. Et à chaque fois qu’il faisait une pesée, le poids et la taille changaient !

Et à la fin de son petit numéro, l’entité a même distribué des mèches de cheveux et des morceaux de sa robe – on lui avait donné des ciseaux pour qu’elle les coupe ; elle donnait des morceaux, donc, de ses cheveux et de ses vêtements aux témoins qui étaient là, et ensuite, quand elle disait « Il est temps que je m’en aille », elle s’écroulait comme un château de cartes, elles fondait comme de la cire, voyez, et hop ! il n’y avait plus rien !

Et ça, ça a été constaté, donc, par un scientifique, William Crookes, et des témoignages comme ça – il les a publiés, d’ailleurs, hein, il a publié je crois deux ou trois livres – et malgré le fait que sa hiérarchie n’était pas du tout d’accord pour le voir faire ce qu’il était en train de faire… Il a été obligé d’interrompre d’ailleurs : au bout de trois ans, il a arrêté parce qu’il y avait trop de critiques à son sujet, ses collègues se moquaient de lui et lui reprochaient son intéressement pour les tables tournantes. Il a donc arrêté, mais il n’empêche qu’il a publié des ouvrages dans lesquels il constate que le phénomène est bien réel et qu’il peut se matérialiser un certain temps dans notre espace-temps.

Donc, voyez qu’en ce qui concerne les Ovnis, il y a moins de preuves de ce genre, hein, c’est beaucoup plus, disons, élusif.

D. de Plaige – Oui, on observera que la matérialisation-dématérialisation nous la pratiquons tous les jours, en faisant par exemple chauffer une casserole d’eau : l’eau se transforme en vapeur invisible.

J. Sider – Ah ! par exemple, oui. Là, on entre dans un autre sujet, mais pourquoi pas. Voilà un exemple, oui. Oui. Un exemple.

D. de Plaige – Non, ça peut nous paraître fantastique de parler de matérialisation, un peu court, un peu facile, mais il est vrai que l’eau se transforme en vapeur invisible, puis cette vapeur condensée se transforme à nouveau en eau. C'est un changement d'état.

J. Sider – Exact. Exact, c’est un processus, donc, qui peut illustrer aussi le fait que des entités auraient pu maîtriser à un niveau bien supérieur ce qu’on fait tous les jours, et au niveau pratiquement des particules de la matière.

D. de Plaige – Un assemblage-désassemblage de particules.

J. Sider – Assemblage et désassemblage. D’ailleurs, dans le cas de Jean-Claude Pantel - vous connaissez certainement, je crois qu’il est venu parler dans une de vos émissions…

D. de Plaige – Oui.

J. Sider – Eh bien, il y a quand même des phénomènes absolument ahurissants d’interpénétration de la matière ! Et même Jean-Claude Pantel s’est évaporé devant des amis au moins une fois, peut-être plus, je ne sais pas.

D. de Plaige – Mais il y a aussi le cas célèbre du Padre Pio, le phénomène de bilocation : se trouver présent en deux endroits à la fois.

J. Sider – Exact, il y a aussi les phénomènes de bilocation, et puis il y a aussi Marie d’Agreda, qui avait un double... Alors elle, elle était en Espagne et puis son double allait au Mexique pour prêcher la religion catholique aux Indiens. Ha ! Ha ! Ha ! Ça c’est assez extraordinaire, d’ailleurs.

D. de Plaige – Alors vous dites aussi Jean Sider que les êtres fluidiques ne sont pas sujets aux limitations spatio‑temporelles.

J. Sider – Ben je pense quand même que les histoires de retour dans le passé et puis voyage dans le futur, je pense que ça, ce sont des leurres, hein. Dans l’espace oui, mais l’espace temporel, ça c’est une autre affaire.

D. de Plaige – Précisément, là je vous cite : Ils ont accès à un milieu ondulatoire où le temps n’existe pas.

J. Sider – Oui, c’est ce que je suppose, hein. C'est toujours pareil, on est toujours dans le domaine des suppositions. Peut‑être que mon discours a l’air d’être affirmatif dans mon livre, mais en fait il faut bien comprendre que ce sont des suppositions. Il n’y a pas de preuves scientifiques. Là, on extrapole, etc. Mais c’est possible parce qu’on a noté par exemple dans certains cas, notamment à l’époque des fées, mais je crois qu’il y a eu trois ou quatre cas modernes où les gens ont été enlevés et qui... ils ont passé par exemple, je ne sais pas, cinq ou six jours, ou cinq ou six mois dans un endroit sur lequel ils ignoraient tout, qui n’appartenait pas à notre monde, puis quand ils ont été restitués, en fait, dans leur environnement habituel, il s’était passé un temps beaucoup plus court. Donc apparemment il y aurait une anomalie temporelle dans le milieu où se situent ces entités.

D. de Plaige – Oui, Jean Sider, vous citez également le modèle de David Bohm (16), un enseignant qui nous a quitté maintenant, enseignant de physique théorique à Londres…

J. Sider – Oui.

D. de Plaige – ...qui met conscience et matérialité sur le même plan, en quelque sorte, disant qu’ils ne sont qu’unité, le temps étant illusion.

J. Sider – Oui, ça, c’est de la théorie aussi, bon…

D. de Plaige – Enfin, c’est un modèle.

J. Sider – Oui, un modèle. Bon, j’ai cité Bohm parce que c’est un monsieur qui a fait parler de lui en son temps, ça méritait quand même d’être connu des lecteurs. Il y a aussi une autre théorie qui est un peu proche de la mienne, d’ailleurs.. Alors je ne me souviens plus le nom du scientifique qui a pondu cette théorie, ça me reviendra peut-être tout à l’heure, mais il pense que chaque être humain a en lui une entité dans son cerveau. En fait, il s’agirait d’une espèce de système composé d’un jeu de particules. Alors il appelle ça les « bions », les bions qui seraient dirigés par un feuille-temps (?) il appelle ça - c’est le vocabulaire qu’il a employé, je ne fais que le répéter - et que ce système serait en liaison avec une matrice. Alors située où ? Bon, j’ai supposé pendant un moment que c’était peut-être au centre de la Terre ou quelque part dans notre environnement. Et chaque être humain serait une excroissance d’un vaste réseau d’information, et... je pense que c’est Lovelock, je crois…

D. de Plaige – Oui, sur l’hypothèse Gaïa…

J. Sider – L’hypothèse Gaïa, voilà. Il pense que la planète Terre est un organisme doté d’une conscience

D. de Plaige – Dont nous serions l’inconscience…

J. Sider – Dont nous serions, donc, les extensions…

D. de Plaige – Hum hum…

J. Sider – Et que pour récolter des informations sur son environnement, elle utiliserait les êtres humains. Mais enfin, bon… Ça, c’est encore une autre théorie.

D. de Plaige – Alors il y a aussi cette séduisante théorie de Robert Monroe disant que les entités ont façonné des êtres émotionnels, autrement dit nous-mêmes, humains…

J. Sider – Oui.

D. de Plaige – ...pour se nourrir de leurs émotions.

J. Sider – Oui, alors là, c’est ce qui extraordinaire dans les révélations, enfin disons ce qu’a écrit Robert Monroe, c’est que évidemment ça colle comme un gant à mon hypothèse.

D. de Plaige – Hum.

J. Sider – Mais ceci étant dit, dans le prochain volume de "La vie vient d’une intelligence supérieure", je publie différentes informations, qui ont été trouvées dans les croyances de certaines civilisations disparues, dont les Sumériens, les Mayas, les hindous, etc., et qui disent que l’homme a été créé pour nourrir les dieux. Alors comment faut-il comprendre ça ? Voyez ?

D. de Plaige – C’est pas très réjouissant !...

J. Sider – Hé ! Hé ! Alors je ne sais pas s’il faut comprendre « nourrir les dieux » en tant que « nourriture » – l’homme, l’homme serve de nourriture aux dieux, ou plutôt quelque chose en lui. Je pense que c’est plutôt ça. Quelque chose en lui qui permet aux entités de se sustenter.

D. de Plaige – Alors justement, vous faites parler Stanislas de Guaïta, mage et célèbre occultiste du XIXe siècle…

J. Sider – Oui. Oui…

D. de Plaige – Vous le citez dans votre conclusion, et vous mentionnez que l’humain suscite et entretient des entités en les évoquant, d’où la nécessité pour les entités de se manifester sporadiquement afin d’entretenir le mythe.

J. Sider – Oui, Stanislas de Guaïta a émis cette hypothèse à une époque où d’ailleurs, dans son milieu, la plupart des personnes qui s’occupaient de ce sujet-là étaient à peu près toutes sur la même longueur d’onde, en étaient arrivés à peu près à un consensus voulant qu’effectivement les entités profitent de quelque chose sur nous.

D. de Plaige – Mais alors pour un Stanislas de Guaïta, l’idée est que lorsque l’homme envisage quelque chose, il suscite son existence disons embryonnaire ; y penser à nouveau ou y penser à plusieurs, c’est lui donner corps, ensuite l’entité peut prendre une autonomie et réclamer son dû (en termes de nourriture) à partir d’exhalaisons de notre partie fluidique émotionnelle, si l’on peut dire.

J. Sider – Oui, oui, je pense que c’est une option qui peut être envisagée. Bon, encore une fois, il s’agit toujours de suppositions et les preuves manquent, hein, pour … vraiment démontrer le bien fondé de cette théorie.

D. de Plaige – Mais alors, Jean Sider, vous êtes assez caustique, si on peut dire, envers toute forme de religion, montrant par là qu’elles sont un moyen – et elles ont toujours été un moyen – de discipliner l’homme…

J. Sider – J’ai l’impression, j’ai le sentiment que les religions ont été créées par ces entités, ou du moins suscitées. D’ailleurs vous savez très bien que le plupart des grandes religions du Moyen-Orient ont été suscitées, ont été créées par des prophètes, des gens qui ont reçu des messages d’un dieu, etc., Il y a Moïse, il y a Mahomet, etc. Donc on peut penser qu’effectivement ce sont les entités qui ont incité certains prophètes à créer les religions de façon à ce qu’on leur donne un culte, et que ça permette aux entités d’avoir des êtres obéissants, qui ont peur d’eux, qui se livrent totalement, sans soupçonner qu’ils peuvent être exploités, etc. C’est possible. Bon, encore une fois, hein, je peux très bien encore être dans l’erreur, hein, ce n’est pas…

D. de Plaige – C’est assez parlant quand même de constater que la plupart des religions ont créé, produit et entretiennent des hommes courbés.

J. Sider – Oui oui. Et dans les mythes sumériens, et dans les mythes mayas il y a eu au moins, d’après ce que disent ces mythes, il y aurait eu deux Créations. Alors il y aurait eu – je parle de l’Homme –, la première création, où les créatures n’étaient pas conformes à ce qu’espéraient les entités, et ils en ont fait donc une deuxième ; ils ont détruit la première création, et ils en ont créé une deuxième. Et il était dit dans les textes qui ont été exhumés sur des sites archéologiques de l’ancienne Mésopotamie, sur des tablettes d’argile – qui sont dispersées dans différents musées mais dont le contenu a été largement publié dans tous les pays du monde, pratiquement –, il est dit donc dans ces textes que la deuxième création a été faite pour nourrir les dieux, et surtout pour qu’ils adorent les dieux, pour qu’ils leur rendent un culte.

D. de Plaige – Hum.

J. Sider – C’est quand même étonnant parce que quel rapport pouvait-il y avoir entre la civilisation sumérienne de l’ancienne Mésopotamie et celle des Mayas du Mexique ?

D. de Plaige – Avec les sacrifices animaux…

J. Sider – Avec des sacrifices humains, oui, en plus de ça, oui

D. de Plaige – Animaux et humains, oui.

J. Sider – Oui, oui.

D. de Plaige – Jean Sider, vous donnez cet exemple assez saisissant, le parallèle des 40 jours chez les Sumériens pour entendre le message de Enki (17) et Moïse recevant les Tables de la Loi.

J. Sider – Oui. Oui, mais il y a encore…

D. de Plaige – C’est 40 jours…

J. Sider – Mais oui. Oui, il y a un parallèle, un parallèle étonnant, mais il y en a encore un autre qui est plus saisissant, c’est celui de Moïse et du roi Sargon, qui a vécu au moins 1500 ans avant Moïse (18). Il est arrivé à Sargon exactement ce qui est arrivé à Moïse, c'est-à-dire qu’il a été trouvé dans une corbeille qui flottait sur l’Euphrate, il a été élevé par des personnages de haut rang et il est devenu lui‑même attaché, ministre d’un roi puis lui-même il est devenu roi.. Il a eu le même cursus que Moïse. Alors de là à dire que l’histoire de l’un a été attribuée à l’autre, je ne sais pas... Je ne sais pas ce qu’il faut en penser mais enfin je n’ai pas de crit… Ce n’est pas une découverte de moi, hein, ça a été…. Tout le monde le sait déjà depuis bien longtemps, du moins les historiens.

D. de Plaige – On fait une dernière pause musicale, et on aborde la conclusion si vous voulez bien, Jean Sider.

J. Sider – D’accord.

(Pause)

D. de Plaige – Radio Ici & Maintenant! - 95.2, "La Vague d’Ovnis", Didier de Plaige. Notre invité est Jean Sider.

Jean Sider, vers la fin de votre livre vous citez un rapport d’une agence américaine, un correspondant d’une agence d’État, en réponse à un écrivain qui lui soumettait ses recherches, montrant que les agences gouvernementales s’intéressent à cette théorie d’entités fluidiques, et de manifestations diaboliques…

J. Sider – Oui. De toute façon, je pense que dans le secret des programmes officiels de recherche – parce qu’il y en a, c’est à peu près certain, il n’est pas possible d’imaginer que les gouvernements laissent de côté complètement ce sujet, il doit y avoir des recherches secrètes –, il est probable qu’ils ont émis toutes sortes d’hypothèses et que celle que je défends doit être également, disons, envisagée. Pourquoi pas, mais bon ceci étant dit, ces recherches du gouvernement, on ne les connaîtra probablement jamais.

D. de Plaige – En tout cas, pour l’exemple que vous donnez, une personne d’une agence américaine se mouille au point de commenter favorablement ces recherches; c’est une personne qui avait été mise en rapport par le chercheur Ray Pauch ( ? )…

J. Sider – Oui.

D. de Plaige – Et là il y a deux pages d’un texte en réponse…

J. Sider – Voilà.

D. de Plaige – …disant effectivement : "Nous-mêmes avons tenté des manipulations mentales, et nous nous sommes aperçus que nous étions nous-mêmes manipulés par des entités dangereuses".

J. Sider – Oui, c’est Linda Moulton Howe, qui est une chercheuse américaine assez performante, hein, qui a publié trois énormes pavés sur les enquêtes qu’elle a pu faire ; elle s’est déplacée dans différents lieux, aux États-Unis, en Angleterre et même dans d’autres pays étrangers pour faire ses recherches. Et effectivement, elle a reçu un jour un courrier d’un personnage qui s’est présenté comme un ancien, disons, agent d’organisme de sécurité qui a été apparemment bien informé du temps de ses activités professionnelles, et... Je ne sais pas ce qu’il faut exactement penser de ce courrier, parce que, vous savez, les gens qui ont été dans le secret et puis qui se montrent si bavards que ça. Ah !... Je ne sais pas. J’ai un doute, quand même. J’ai un doute, parce qu’en général ces gens-là sont astreints au secret, et on lâche pas les secrets comme ça, parce qu’il y a quand même... ils ont pris des engagements, ces gens‑là, et ça peut avoir des… ils peuvent faire l’objet de poursuites pour ne pas avoir respecté leurs engagements. Alors je ne sais pas. C’est possible, hein, il se peut que ce soit un texte tout à fait de bonne foi, mais ceci étant dit il y aura toujours un doute, hein.

Parce que Linda Moulton Howe, qui fait pourtant un excellent travail, accorde souvent du crédit à des gens qui n’en méritent pas. Il faut faire très attention, d’autant que ça peut faire partie aussi d’une campagne de désinformation, parce que Linda Moulton Howe a déjà été l’objet de manipulations par un dénommé Richard Doty, qui était un sous-officier de l’AFOSI, (Air Force’s Office of Special Investigations), je crois, c’est un organisme de renseignement de l’US Air Force.

Elle avait été convoquée un jour dans une base - je crois que ça doit être la base d’Albuquerque -, d’ailleurs elle n’était pas seule, il y avait également un certain John Lear qui était avec elle, et puis un autre chercheur qui s’appelle Peter Gersten, ils avaient été donc convoqués par ce sous‑officier, Richard Doty, et celui-ci avait montré, donc, aux trois enquêteurs que j’ai nommé un document... eh bien, c’est le fameux document Majectic 12, qui depuis a été considéré comme un faux, et d’ailleurs c’est prouvé que c’est un faux maintenant.

Donc voyez que déjà Linda Moulton Howe a fait l’objet de manipulations visant à la discréditer, et peut‑être que la lettre qui a été publiée dans son livre et dont j’ai reproduit la traduction est aussi une action d’intoxication, de désinformation – je ne sais pas comment il faut dire – et visant à, disons, lui faire croire quelque chose qui est vrai alors que ce quelque chose est faux.

D. de Plaige – Hum hum. Jean Sider, vous publiez un démenti des agences gouvernementales à propos des mutilations animales et des hélicoptères noirs, où ce porte-parole d’une agence dit : "Il y a deux types d’hélicoptères : il y a les nôtres et puis il y a les autres".

J. Sider – Oui. Et puis il n’y a pas si longtemps que ça, j’ai fait un article pour Roch Saüquere et sa revue "Top Secret", qui parle de ces mutilations de bétail et des actions qui sont attribuées à des hélicoptères qui n’ont aucuns signes d’identification, et ce texte sera publié probablement au printemps.

D. de Plaige – Hum hum.

J. Sider – Et quand j’ai composé ce texte, j’ai encore fait des découvertes. J’ai plein de bouquins à la maison, je ne les lis pas tous ! Alors en feuilletant des bouquins que je n’avais pas lus complètement, j’ai encore fait des découvertes.

Alors par exemple, à un moment j’ai trouvé une histoire d’hélicoptère, donc, qui survole un site de mutilations. Le témoin est un shérif. A un moment donné, l’engin se transforme en Ovni. Alors ça fait quand même terriblement bizarre !

Alors par contre, il y a effectivement des hélicoptères soit de l’US Air Force, soit de la Garde Nationale ou d’un autre service étatique militaire ou civil, qui ont des missions de surveillance, dans certaines zones. Alors ça se passait à l’époque des mutilations de bétail, dans les années 70 et 80, je ne sais pas si ça se passe toujours, mais il y a toujours des hélicoptères qui circulent dans les cieux américains. Donc dans certains cas, il y a peut‑être eu des confusions, peut‑être que des gens ont mal vu, ils ont vu un hélicoptère classique et puis ils ont cru voir un hélicoptère dit fantôme, ceux auxquels on attribue les mutilations animales. Mais il est évident que les mutilations animales sont attribuables à des engins volants, parce qu’on a retrouvé des carcasses dans des arbres. Une fois on a retrouvé une vache en haut d’un énorme pin qui montait à plus de 10 m ! Alors il est évident que ce ne sont pas les animaux prédateurs qui font ça. Ça n’est pas non plus les viandards qui viennent se découper des quartiers de bovins pour se nourrir ou les revendre après. C’est autre chose. Ils viennent par le haut.

Par exemple, il y a eu un cas aussi, celui‑là je crois l’avoir cité, je ne m’en souviens plus, dans un de mes premiers livres : on a trouvé en 75 la carcasse d’une vache mutilée devant l’entrée de la porte du Norad, hein, qui se trouve à Peterson Air Force Base à Colorado Spring. Et le Noradxix c’est… vous savez, comme vous devez le savoir.

D. de Plaige – C’est le commandement Nord-Américain, oui…

J. Sider – Voilà. Et surtout la surveillance de l’espace aérien des États-Unis ainsi que la surveillances des satellites.

D. de Plaige – Huhum. Et les rentrées atmosphériques, oui.

J. Sider – Voilà. Et, alors que c’est une base qui est très protégée, qui a un réseau de surveillance radar puissant, on ne peut pas s’approcher sans être tout de suite détecté, et puis on envoie tout de suite du personnel et des engins ou quelquefois même on peut, en cas de danger, faire feu sur l’intrus. Donc l’engin qui a amené la vache devant l’entrée du Norad, eh bien, il est passé inaperçu des radaristes.

D. de Plaige – Oui, vous laissez entendre que ces mutilations animales seraient une tentative des entités de crédibiliser les E.T., les Ovnis « tôles et boulons », et également par ailleurs de faire porter le chapeau aux autorités.

J. Sider – Oui, c’est une impression que j’ai eue, parce que je ne vois pas très bien ce qu’ils peuvent tirer des parties qu’ils enlèvent sur les bêtes. En général c’est toujours à peu près les mêmes. Ce n’est jamais la viande qui est prise, ce sont les parties sexuelles, ce sont les zones rectales, les mamelles pour les vaches, quelquefois les yeux, les oreilles, la langue aussi. Mais bon.

D. de Plaige – Oui, c’est un autre sujet, par ailleurs.

J. Sider – C’est un autre sujet, peut‑être un jour on en reparlera.

D. de Plaige – Là, en guise de conclusion, à vous lire, ça donne envie de considérer que des entités fluidiques à la matérialité fluctuante, instable, pourraient avoir envie, pendant une matérialisation, de procréer et d’hybrider, en somme, notre espèce.

J. Sider – Oui, c’est ce qu’ils veulent faire croire aux gens qu’ils enlèvent, mais je ne suis pas du tout convaincu que ce soit la réalité. A mon avis, c’est un scénario qu’on leur fait pour leur faire croire qu’ils ont besoin de matériaux génétiques, soit pour faire des hybridations, soit pour... Ils donnent plusieurs raisons, ce n’est pas toujours la même. Le fait qu’il y ait plusieurs versions qui sont servies aux abductés relève donc d’une contradiction flagrante. Alors quelquefois, ils disent que c’est pour hybrider notre race avec les aliens, d’autres fois ils disent : on a besoin de matériaux génétiques pour sustenter les ressources génétiques de notre espèce qui s’appauvrissent de plus en plus, etc. Il y en a une autre, je ne sais plus encore ce qu’il y a eu comme version mais il y en a eu au moins trois ou quatre qui ont été servies aux abductés, comme je l’ai dit. Mais j’ai beaucoup de mal à croire que tout ça soit le reflet de la véritable réalité. Je pense qu’il s’agit encore une fois d’un scénario, de scénarios qui sont distillés aux victimes de ces événements, quoi. A mon avis, ce sont des images virtuelles qui sont imprimées dans leur cerveau.

D. de Plaige – Toutefois, il reste permis de penser que, au point de rencontre, de jonction, à l’interface entre notre espèce dite matérielle – bien qu’ultimement la matière ne soit que particules lumineuses, ça je crois que tout le monde l’aura compris –, entre notre espèce dite matérielle et ces entités immatérielles, avec la possibilité pour eux de se matérialiser temporairement, des actions, des actes, des phénomènes se produisent à ce point de rencontre, ce point de jonction.

J. Sider – Ouais. Souvent, dans les cas de rencontre rapprochée, quel que soit le type, hein, 1er, 2ème, 3ème, 4ème type, il y a souvent différents phénomènes qui se déclenchent par la suite dans l’environnement des témoins. Alors en général ce sont des phénomènes de poltergeist, on les appelle comme ça, hein, c’est un mot allemand, qui veut dire « coups frappés » ou quelque chose comme ça [ « esprit frappeur », geist = « esprit » ], mais en fait ça recouvre toute une gamme de phénomènes, qui peuvent aller des objets qui se déplacent tout seuls dans une pièce, qui se dématérialisent pour se rematérialiser deux ou trois jours après dans un autre endroit, etc., à des formes lumineuses, des boules lumineuses qui apparaissent dans la pièce où vivent les gens, etc. Toutes sortes de phénomènes, de catégories de phénomènes qui se passent. Je n’arrive pas très bien à saisir la motivation de tous ces événements. En général, ça tracasse les gens, ça les harcèle, ça aigri leur caractère, ils se renferment sur eux‑mêmes… Donc ce sont des phénomènes qui ne sont pas bénéfiques, hein, bien au contraire.

D. de Plaige – D’où le titre du bouquin : "Ovnis, dossier diabolique". Effectivement, c’est…

J. Sider – Voilà.

D. de Plaige – Le titre est ainsi justifié.

J. Sider – Oui, mais enfin il faut prendre le mot « diabolique » dans son sens le plus large, hein, et non pas dans son sens religieux. Parce que le Diable, comme vous le savez, est une invention des théologiens… Mais bon, dans la perspective de la lutte du Bien contre le Mal, bon, les religions ont créé le Diable pour décharger Dieu du Mal. Hé ! Hé ! Et le phénomène, le phénomène, lui, adore se calquer sur nos mythes et nos croyances. Peut-être même qu’il les suscite pour faciliter son emprise sur le genre humain – du moins sur certains individus parce qu’heureusement on n’est pas tous comme ça, hein. Moi personnellement, je n’ai pas eu à me plaindre des Ovnis ni quoi que ce soit, même si j’ai vécu une expérience en 70 quand j’étais en Algérie. Mais enfin, ça, c’est une expérience tout à fait différente, qui relève un peu du mysticisme et puis je n’aime pas trop en parler.

D. de Plaige – Hum.

J. Sider – J’ai vu un Ovni en 54 (xx), aussi, mais alors c’était en compagnie de militaires dans une cour de caserne. Alors on a vu un truc qui passait en zigzagant dans le ciel. Bon, ça a duré quelques secondes, mais bon... Sinon, je n’ai pas été harcelé par des Hommes en Noir, ni par d’autres phénomènes de ce type.

D. de Plaige – Alors Jean Sider, en fait, vous êtes loin d’être seul à penser ce que vous évoquez dans ces récents livres. Après avoir été un compilateur de phénomènes « tôles et boulons », maintenant vous vous ouvrez à cette théorie entière illusoire, manipulations d’entités fluidiques. Il y a de nombreux chercheurs que vous citez, qui partagent exactement le même point de vue, ou des points de vue très très proches.

J. Sider – Oui. Il y a Jacques Vallée, pour le citer – puisque j’ai eu la chance de le rencontrer chez moi un jour qu’il passait à Nantes, et il a fait un saut de voiture jusqu’à chez moi. Je l’avais déjà rencontré à Paris, quand j’habitais à Clichy… Bon, donc lui c’est si vous voulez, c’est un peu Jacques Vallée qui m’a incité à fouiller dans d’autres histoires que les histoires d’Ovnis, hein. Parce que lui il a été le premier à noter qu’il y avait des parallèles entre les nains, les farfadets, les lutins qui couraient dans les campagnes autrefois, et les entités de notre siècle. Donc c’est grâce à lui, si j’ose dire, que j’ai pioché mon sujet dans des directions qui ne sont pas toujours comprises par d’autres chercheurs. Et c’est dommage, parce que si tout le monde faisait ce que je fais, on arriverait peut‑être mieux à s’entendre. Et dans mes relations, il y a d’autres chercheurs aussi qui sont un petit peu sur la même longueur d’onde que moi, mais avec des petites variantes.

Bon, on arrive quand même à se tolérer, et puis mais il faut se dire qu’après tout on n’est pas seul, et on n’a pas forcément raison, et que les autres, c’est peut‑être les autres, ou du moins quelqu’un d’autre qui, lui, détient la bonne solution.

D. de Plaige – Mais alors, Jean Sider, vous n’êtes pas le seul donc à penser à ces manipulations d’entités, d’êtres fluidiques, d’intelligences supérieures qui nous manipulent – peut‑être une voie de recherche serait de savoir si ces entités se nourrissent de nos émotions, serait de savoir quel est le chemin, la trajectoire de nos émotions. Que deviennent nos impressions, nos vécus, nos ressentis, nos colères, par exemples ? Où passent‑ils ?

J. Sider – Ah ! C’est ça le problème ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha !

D. de Plaige – Pour découvrir si effectivement quelque chose s’en nourrit.

J. Sider – Là, on entre dans un domaine qui vraiment me dépasse totalement. D’ailleurs mes connaissances, hein, qui sont modestes…

D. de Plaige – Non, c’est une recherche sur nos corps énergétiques, par exemple…

J. Sider – Ouais, faudrait …

D. de Plaige – …pour aller à la rencontre de ceux qui s’en nourrissent.

J. Sider – Ouais. Je doute d’ailleurs qu’il y ait des scientifiques qualifiés qui puissent répondre à cette question. Parce que déjà le fait que les scientifiques évitent de s’intéresser à ces sujets sulfureux comme les Ovnis, et puis tous les phénomènes qui s’y rattachent - les Hommes en Noir -, donc déjà pour trouver un scientifique qui s’intéresse à la question, il faut « ramer la galère » !

D. de Plaige – Hum hum. En guise de super-conclusion, à la fin de votre ouvrage, vous dites en quelque sorte : "l’affaire des Ovnis est ultimement la recherche de nos origines et de notre finalité".

J. Sider – Je le pense. Et d’ailleurs dans le deuxième tome de "La vie vient d’une intelligence supérieure", ça sera amplement débattu dans mon livre, et j’apporte des éléments costauds. Je peux vous le dire tout de suite, il va être encore plus costaud que le premier tome. Car il semblerait que - j’emploie le conditionnel à dessein - que les entités soient à l’origine au moins de l’homo sapiens.

Je suis obligé de prendre le conditionnel parce que je n’en ai pas la certitude absolue, mais d’après les dernières recherches qui ont été faites, donc, dans le domaine de la génétique, par exemple, on a identifié, je crois en 2001, on a identifié le gène du langage. Et le gène du langage a été introduit dans un primate hominien pour en faire l’homo sapiens il y a environ 200 000 ans. Enfin, en fait c’est une fourchette qui se situe entre 175.000 et puis 225.000 ans ou un truc comme ça, enfin moi j’arrondis à 200.000 ans.

Donc il y a là déjà une indication assez sérieuse, parce qu’il n’est pas venu tout seul, le gène du langage. Il n’est pas venu tout seul. Et qui dit langage dit intelligence, hein. A mon avis, le gène du langage a été mis en même temps que l’intelligence, parce que les deux vont de pair. Et comme je vous l’ai dit tout à l’heure, dans tous les mythes des civilisations disparues anciennes, les grandes civilisations comme Sumer, les Mayas, les Hindous, etc., vous avez dans les mythes, dans les croyances, les légendes d’autrefois de ces peuples anciens, la notion de dieux qui sont venus sur Terre et qui ont apporté la vie, et qui ont apporté des semences aux hommes pour qu’ils puissent se nourrir, etc. Et la notion de création du genre humain à partir d’un primate local. Pas un homme-singe mais… parce que, à mon avis, l’homme ne descend pas du singe mais disons d’un primate hominien qui devait exister avant, et qui avec une manipulation génétique a été transformé en homo sapiens. C’est mon impression. Maintenant… d’autres peuvent penser différemment.

D. de Plaige – On va citer la Bible, que vous placez en exergue de votre conclusion, c’est chez Isaïe 45, 7 : "Je forme la lumière et je crée les ténèbres. Je produis le bonheur et le malheur. Moi, Yahvé, je fais tout cela".

Donc des créateurs pas toujours bien intentionnés.

J. Sider – Exactement. Le dieu Yahvé s’est montré particulièrement dur et même sanguinaire avec les peuples hébreux. Il ordonnait les massacres – quand il ne les commettait pas lui-même. Et quand on lit toute cette série effarante de drames qui ont touchés le peuple hébreu à ces époques lointaines, on reste effaré, parce qu’on se dit : mais c’est pas possible ! C’est pas un dieu, ça, c’est un démon ! Ha ! Ha !

D. de Plaige – Enfin les conclusions des conflits religieux et autres qui ensanglantent la planète sont peut-être à rechercher dans la manipulation d’entités fluidiques qui se font passer pour des dieux..

J. Sider – Oui. Stanislas de Guaïta, dont on a évoqué le nom tout à l’heure, pensait la même chose. Alors je ne sais pas sur quoi il s’appuyait pour dire ça - mais il pensait que certains massacres, certains accidents, certaines morts d’individus étaient provoqués par ces entités.

D. de Plaige – Jean Sider, vous avez ouverts des pistes, des portes, des voies…

J. Sider – Ah oui !

D. de Plaige – …d’étude et d’exploration. Je rappelle que vous êtes publié, là, depuis plusieurs ouvrages, chez JMG, autant pour "La vie vient d’une intelligence supérieure" que pour "Ovnis, dossier diabolique", paru en novembre 2003. Et puis je vous donne rendez-vous pour une prochaine émission…

J. Sider – Oui, pourquoi pas !

D. de Plaige – Merci Jean Sider.

J. Sider – Je vous en prie ! Au revoir.

NOTES du transcripteur, Gérard Le Nerrant:

4. René Hardy s’est suicidé le lundi 12 juin 1972 à 7 h 45 du matin, sur la terrasse de son appartement, quartier Claret à Toulon

5. Autre récit : le MIB ne traverse pas la route, il disparaît seulement au coin de l’immeuble où il apparaît au Dr Hopkins comme "nimbé d’une sorte de lumière blanc bleuté, son corps ne projetant pas d’ombre" - Cf. note 6.

6. Autre version, sensiblement différente de cette même histoire, lue sur le site du GREPI - ce qui ne veut pas dire qu'elle est plus conforme (www.ovni.ch\conspira\mib1.htm#21 "La Cadillac volante"). Le témoin ne fait aucune observation d’Ovni préalable; il se trouve en voiture en compagnie de sa femme et se souvient d’un coup de fil à passer : il s’arrête une première fois à une cabine devant un motel. Une Cadillac alors arrive qui lui bloque l’accès à la cabine : en sort un MIB qui lui brûle la politesse (il ne lui arrache pas sa pièce). Ce même manège se renouvelle ensuite effectivement à deux reprises. Au bord de la crise de nerf, les deux automobilistes engagent alors une course poursuite où ils parviennent à relever le numéro de la voiture, et soudain alors qu’ils sont à quelques mètres, la voiture s’élève au-dessus de la chaussée et disparaît comme "dans une autre dimension". Enfin, il se révèle que le numéro relevé est réellement l’immatriculation d’un véhicule et que celui-ci appartient à un habitant de la région… témoin de Jéhovah ! Ce dernier considère le phénomène plus comme une manifestation religieuse que comme quelque chose lié au phénomène ovni. L’histoire enfin aurait été racontée par Hynek à Timothy Green Beckley (journaliste de Abelard Press, N. Y.). Peut-être faudrait-il aller au texte original ? [Timothy Green Beckley: The UFO Silencers ?].

7. Cas de Paul Miller (1961).

8. Ici Jean Sider doit mélanger deux histoires : la première, celle qu’il raconte, d’une observation d’Ovnis au sol par deux témoins ayant eu lieu en août 1972 à Menwith Hill dans le Yorkshire, la seconde - ou apparaît le manchot - en janvier 1976 dans le Lancashire ne comportant qu’un seul témoin (une jeune femme).

9. Dr Olavo Teixeira Fontes, gastroentérologue, professeur à l’Ecole Nationale de Médecine de Rio de Janeiro (1924-1968).

10. John Alva Keel (1930). Auteur de "La Prophétie des Ombres" (The mothman prophecies ), 1975. J. Keel est l’inventeur de l’expression "Men in Black".

11. Lorsqu’on lit un certain nombre d’histoires de MIB on n’y trouve pas de signes «religieux ». En revanche les points communs avec le monde du Renseignement sont innombrables.

14. Cette idée a été développée par l'écrivain de science-fiction américain Eric Franck Russel, qui dans un de ses romans, "Guerre aux invisibles" (Denoël, 1971), évoque les « Vitons », extraterrestres prédateurs se nourrissant de nos émotions, dans les termes suivants :

"On sait depuis longtemps que l’énergie nerveuse produite par la pensée, de même que la réaction des émotions glandulaires, est de nature électrique ou para-électrique : c’est de cette énergie que se nourrissent nos mystérieux seigneurs. Ils peuvent, et ils ne s’en privent pas, augmenter le rendement quand bon leur semble en attisant les rivalités, les jalousies, les haines, afin d’exciter les émotions. Chrétiens contre musulmans, Blancs contre Noirs, communistes contre catholiques, tout est bon pour les Vitons, tout sert sans que nous le sachions à nourrir des estomacs que nous ne pouvons imaginer.

De même que nous cultivons les plantes qui nous nourrissent, les Vitons nous cultivent. De même que nous labourons, semons et récoltons, ainsi font les Vitons. Nous ne sommes qu’un terrain de chair, où les circonstances imposées par les Vitons viennent creuser leurs sillons ; nos maîtres y sèment des sujets de controverse, sur lesquels ils répandent l’engrais des fausses rumeurs, des mensonges délibérés, ils arrosent tout cela de méfiance et de jalousie, et font lever ainsi de splendides moissons d’énergie émotionnelle. Chaque fois que quelqu’un hurle à la guerre, les Vitons se préparent à festoyer !".

"Alors que l’énorme majorité des hommes moyens de toutes races et de toutes croyances aspire instinctivement à la paix et à la sécurité, notre monde, peuplé de gens pourtant raisonnables et sains, ne peut arriver à satisfaire cette aspiration. On ne leur permet pas de la satisfaire ! La paix, la paix véritable implique la disette pour ces êtres qui sont au-dessus de nous dans l’échelle de la vie. Il leur faut des émotions, de l’énergie nerveuse ; il leur en faut d’énormes moissons dans le monde entier, et peu importent les moyens !".

"Ils hantent en général les endroits fréquentés par la foule; pour des raisons terribles, ils s’amassent en plus grand nombre là où la population est la plus dense."

16. Physicien, élève d’Einstein et grand ami de Krishnamurti, David Bohm est l’auteur de "Wholeness and the implicate order", ARK Edition, London and New York, 1983 (traducton française aux Editions du Rocher).

17. "Enki-éa" : Enki est la moins importante des trois divinités de la grande triade cosmique mésopotamienne, les deux autres étant Anu et Enlil. Il apparaît dès les plus anciens textes sumériens connus. La tradition assyro-babylonienne lui donne le nom d’Éa. Il règne sur l’Apsu, l’abîme des eaux profondes sur lequel repose la terre; et son temple, dans sa ville sainte d’Eridu, au sud de la Babylonie, porte le nom de «Maison de l’Apsu». De là son culte a non seulement gagné la Mésopotamie du Nord, mais a atteint, au sud, l’île de Faylika, dans le golfe Persique.

Dieu des eaux, Enki-Éa est aussi celui des sources et des fleuves. Cet élément jouant un grand rôle dans les incantations, il devient le maître de la magie et le patron des exorcistes, qui déclarent opérer sous sa direction. Il a transmis sa science à son fils Marduk, qui recourt à lui dans les cas difficiles. Il apparaît dans les mythes, où il joue souvent un rôle important, comme le créateur de l’homme, qu’il protège contre les colères d’Enlil. Diverses hypostases de ce dieu industrieux sont les patrons des guildes d’artisans. Son symbole est une bête composite, mi-chèvre, mi-poisson, prototype du Capricorne."

18. Sargon c'est ~2300, Moïse ~1200-1250. Ça fait env. 1100 ans avant, pas 1500.

19. Norad (North American Aerospace Defense) - organisme américain qui surveille tous les objets gravitant autour de la Terre.

20. A 21 ans, Jean Sider étant né en 1933.